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La Pellegrina

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La Pellegrina

Lise Viricel

Crédit photos Opéra de Dijon © Gilles Abegg

Février 2014

Opéra de Dijon / Les traversées baroques

LIVRET Rémi Cassaigne 

DIRECTION ARTISTIQUE Judith Pacquier

DIRECTION MUSICALE Etienne Meyer

MISE EN SCÈNE Andreas Linos

Mêlant pour la première fois différentes disciplines artistiques, La Pellegrina marque la naissance de l’Opéra dès le XVIe siècle, bien avant l’Orfeo de Monteverdi.

Le spectacle total, qui embrasse Théâtre, Musique, Danse et Poésie, ne fut pas seulement un fantasme wagnérien, mais aussi une réalité florentine ! Au printemps 1589, pour accueillir Christine de Lorraine qui rejoint son nouvel époux le Grand-duc Ferdinand de Médicis, la cité toscane se pare de mille fastes. Clou des festivités : la représentation, dans la grande salle du Palais des Offices, de La Pellegrina, comédie de Girolamo Bargagli, pour laquelle pas moins de sept compositeurs différents écrivent des intermèdes scéniques qui seront joués entre les actes, dans des décors et effets de machinerie somptueux. C’est pour ces intermèdes, justement, que l’histoire musicale a retenu cette représentation, parce qu’ils sont peut-être, vingt-huit ans avant L’Orfeo de Monteverdi et l’Euridice de Jacopo Peri, la première tentative d’action théâtrale chantée en musique. Peri y participe d’ailleurs, avec les plus grands compositeurs de l’époque. Tous ou presque sont membres de la Camerata Fiorentina, véritable think tank artistique et humaniste de la Renaissance qui, depuis 1573, cherche, en élargissant les principes du recitar cantando (récitation en chantant) à élaborer un nouveau rapport entre texte et musique, avec pour objectif l’expression la plus juste des affects : l’opéra. Les Traversées Baroques et le metteur en scène Andreas Linos ont choisi de nous faire pénétrer, à la manière du Prologue d’Ariane à Naxos, au cœur des huit mois de préparation du spectacle le plus ambitieux du XVIe siècle. Entre les intermèdes, en lieu et place du texte de Bargagli, un nouveau livret de Rémi Cassaigne nous plonge dans les intrigues et les luttes intestines, comme dans les débats intellectuels, de cette véritable marmite en ébullition florentine où s’élaborent dans la liberté l’art et la pensée qu’on appellera un jour baroque.